Ah, ma allora è questa la gioia quest’improvviso bacio che ti dissemina senza nome lungo il perimetro d’una sfera in espansione fissandoti saldamente nel suo centro spoglio dal desiderio di accelerarne il movimento
Ah, c’est donc ceci, la joie ce baiser impromptu qui te dissémine sans nom le long du périmètre d’une phère en expansion en te fixant solidement dans son centre dépouillé du désir d’en accélerer le mouvement
Cosa manca ancora cosa ti manca ? membrane traslucide quelle del cuore che più vuoi sollevare più si opacizzano sai però che avviluppano anche celesti gong campane a festa qualche rintocco infatti talvolta e sempre di sorpresa ti è pur sembrato di udirlo solo o tra la folla essere trasformato in corpo neutro respiro
que manque-t-il encore ? que te manque-t-il ? membranes translucides celles du cœur plus tu veux les soulever plus elles s’opacifient tu sais pourtant qu’elles enveloppent aussi des gongs célestes des cloches de fête quelques coups de cloche parfois et toujours à l’improviste tu as pourtant cru les entendre seul ou au milieu de la foule être transformé en un corps neutre un souffle
pesca matura appena pelata coppa traboccante d’acque di lune piene ieri sera il cuore ma coso nerastro pesante stamane come tessere un nido di mani giunte che lasci ogni uccello libero di entrarci e volare via? come identificarsi di più al nido che al suo volatile ospite?
pêche mûre à peine pelée coupe débordante d’eaux de pleine lune hier soir le cœur mais chose noirâtre et lourde ce matin comment tisser un nid de mains jointes qui laisse chaque oiseau libre d’y entrer et de s’envoler ? comment s’identifier davantage au nid qu’à son hôte ailé ?
Poèmes tirés du recueil en préparation GONG
